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La fermeture du canal

À l’automne 1958, les habitants de la région assistent impuissants au passage des derniers bateaux sur le canal. Parmi les 132 employés du canal à l’époque, plusieurs perdent leur emploi, certains prennent une retraite anticipée et une soixantaine sont réaffectés à la nouvelle Voie maritime du Saint-Laurent ou au canal de Lachine.


Toutefois, quelques employés conservent leur emploi pour un certain temps pour aider à la fermeture graduelle du canal et au démantèlement de ses infrastructures.

Le Redwood est le dernier bateau à parcourir le canal de Soulanges à la fin de l’automne 1958, Pointe-des-Cascades, 1958
Source: © Collection Société de recherches historiques de Pointe-des-Cascades

Certains équipements sont transférés aux canaux de Lachine, de Sainte-Anne-de-Bellevue et de Chambly. En 1960, les autorités retirent les ponts tournants pour les remplacer par des jetées de pierres. Afin de réaliser cette opération, les eaux du canal sont évacuées. Cependant, l’absence de pression d’eau provoque des éboulis, tout comme à l’époque de la construction soixante ans plus tôt.


Il est donc décidé de remplir à nouveau le canal afin de préserver les berges. Cinq ans plus tard, à la demande du gouvernement fédéral, le canal et sa centrale hydroélectrique deviennent la propriété du gouvernement du Québec.

La fermeture du canal de Soulanges aura un impact considérable sur l’économie locale et sur les populations des municipalités riveraines. Plusieurs d’entre elles mettront de nombreuses années à se remettre de ce bouleversement et à élaborer des stratégies viables pour le bien-être de leurs collectivités.

Le phare d’entrée est du canal de Soulanges, Pointe-des-Cascades, vers 1950
Source: © Collection François Leroux
Ce projet a été réalisé dans le cadre de l'entente de développement culturel (2024) entre le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCC) et la MRC de Vaudreuil-Soulanges (MRCVS). Il est aussi rendu possible grâce au soutien de la MRCVS et du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) dans le cadre du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité.