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Thomas Munro, ingénieur en chef du canal de Soulanges

La décision de construire un nouveau canal sur la rive nord du fleuve et de fermer le canal de Beauharnois, situé sur la rive sud, fait l’objet de nombreuses querelles et de débats houleux.


En 1889, le gouvernement fédéral décide de confier à Thomas Munro (1831-1903) la responsabilité de rédiger une étude de faisabilité et un projet détaillé concernant la réalisation de ce nouveau canal.


En juin 1890, lors du dépôt de son rapport final, il proposera le nom de canal de Soulanges dans lequel se trouvera le tracé du parcours, les sections de construction et les étapes de réalisation.


Au début de l’année 1891, le projet est officiellement accepté et la responsabilité de cet immense chantier est évidemment confiée à Thomas Munro. On débutera avec les procédures d’expropriation des terres nécessaires au passage du canal et à l’automne, les premiers contrats de construction sont accordés.

Thomas Munro (1831-1903), ingénieur en chef du canal de Soulanges, 1895
Source : © The Canadian Engineer

Considéré comme l’un des meilleurs ingénieurs de son époque et employé au Département des chemins de fer et des canaux à Ottawa depuis 1860, Thomas Munro bénéficie d’une grande réputation suite à la réalisation de plusieurs projets d’envergure.

Il a participé entre autres à la construction du pont Victoria, à la construction de l’aqueduc de Montréal et dirigé la reconstruction du canal Welland.

Le canal de Soulanges aura été la grande réalisation de sa vie. Il en a été l’ingénieur en chef de 1889 jusqu’à son décès en 1903 dans sa maison de Coteau-Landing.

Une carrière aménagée sur des terrains expropriés, vers 1925
Source : © Collection Société de recherches historiques de Pointe-des-Cascades
Ce projet a été réalisé dans le cadre de l'entente de développement culturel (2024) entre le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCC) et la MRC de Vaudreuil-Soulanges (MRCVS). Il est aussi rendu possible grâce au soutien de la MRCVS et du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) dans le cadre du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité.