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Des emplois saisonniers

L’emprise des glaces sur le fleuve Saint-Laurent met fin aux activités du canal durant l’hiver, de sorte que la majorité des emplois au canal de Soulanges sont saisonniers. À l’exception de certains emplois très spécialisés, les horaires de travail sont de douze heures par jour et les semaines alternent entre un horaire de jour et un horaire de nuit.

Au début du 20e siècle, malgré ces conditions de travail exigeantes, le salaire des travailleurs reste faible, avec une moyenne de 9 $ par semaine.

Le scaphandrier René Chevrier sortant de l’eau, vers 1915
Source: © Collection Société de recherches historiques de Pointe-des-Cascades

Ce revenu, versé uniquement pendant la saison de la navigation, oblige les travailleurs à faire preuve d’adaptabilité et d’ingéniosité pour réussir à boucler le budget familial tout au long de l’année.


Il faudra attendre la Deuxième Guerre mondiale et l’adoption de la Loi sur l’assurance-chômage par le gouvernement fédéral en juillet 1941 pour que les conditions salariales des travailleurs s’améliorent et que les hivers deviennent plus confortables.

Réparation des portes de l’écluse no 4 à Les Cèdres, octobre 1918
Source: © Centre d’archives de Vaudreuil-Soulanges, Fonds Canal de Soulanges, i03-1-212
Ce projet a été réalisé dans le cadre de l'entente de développement culturel (2024) entre le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCC) et la MRC de Vaudreuil-Soulanges (MRCVS). Il est aussi rendu possible grâce au soutien de la MRCVS et du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) dans le cadre du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité.