''Ancrage des eaux'' par Sébastien Roy

Dans cette capsule, Jean-Pierre Poirier, fier citoyen de Pointe-des-Cascades, nous raconte son histoire de vie, étroitement liée avec l’histoire du canal et de Pointe-des-Cascades.

(Jean-Pierre Poirier)

Je vis ici depuis 45 ans, mais je suis arrivé à l'âge de 9 ans à Pointe-des-Cascades comme estivant avec mes parents. 


(Transition)


Arrivé à l’âge de 28 ans, je suis venu vivre ici. Ce qui est arrivé c'est que j'étais à Montréal après acheter une maison ou un appartement pour me situer à ville St-Laurent. Je voulais me marier et avoir des enfants, mais mon épouse venait de Beauharnois. Elle venait de la campagne, et elle ne voyait pas comment on pourrait élever des enfants dans ville St-Laurent. On a dit pourquoi pas. Je louais déjà un chalet tous les étés à Pointe-des-Cascades, alors j’ai commencé à regarder pour acheter une maison.


Puis, je suis arrivé sur cette vieille maison qui est l’ancien presbytère de 1820. C’était une desserte comme ils appelaient. À partir de Valleyfield, le diocèse délégait un curé qui était amené ici à plein temps, mais ils avaient besoin de maisons. Dans le temps, la religion était très forte. Ca lui prenait une maison permanente. J’ai donc racheté cette maison dans laquelle je vis depuis 1972. 


(Transition)


Le village de Pointe-des-Cascades s’est beaucoup modifié plus sa population a grandi. J’y ai contribué quand j’ai pris ma semi-retraite. J’ai parti une compagnie qui s’appelait Construction Pointe-des-Cascades pour arriver à ouvrir le village qui était très introverti. Le village vivait des mauvais moments, suite à la fermeture du canal. En 1965, ça a été l’année de licenciement de tous les gens du village qui travaillaient pour le canal. 90% du village travaillait pour les autorités du canal de Soulanges. 


Les édifices de la Pointe étaient pour être démolis, et ils en ont démoli deux. Ils ont démoli l’édifice qui se trouvait dans ce qui est le stationnement aujourd’hui du théâtre d’été. C’était le bâtiment de mécanique pour entretenir les portes du canal. Cet édifice-là a disparu, ce qui est malheureux, et il y a un autre édifice qui servait d’entrepôt qui est aussi disparu. On a réussi à sauver l’entrepôt de bois, qui était pour la manufacture des portes pour le canal Soulanges et le canal Lachine. On manufacturait les portes du canal Lachine ici, à Pointe-des-Cascades.


(Transition)


La Société de recherches historiques, dont je suis membre-fondateur avec un dénommé Pierre Clément, qui a été le premier maire de Pointe-des-Cascades dans les années 60. On a parti le Parc des Ancres en 1972. Tout à coup, ils ont réalisé que, wow! Ça a fait un wow. Le village qui avait une mauvaise apparence, au moins maintenant le cœur du village paraissait bien. On a planté des centaines d’arbres au travers de ça, et des plantes. On a favorisé l’arrivée de la piste cyclable Soulanges. Dans tout ça j’ai été partie prenante. Arrivé à mon âge aujourd’hui, je suis fier des accomplissements parce que ça se reflète dans toute la communauté. C’était pas juste un projet personnel, ça touche la communauté, mais ça va plus loin : ça rayonne.


(Transition)


(Pêcheur anonyme)

Interviewer : Tu l’aimes pourquoi le canal?


Pêcheur : C’est la première fois que je viens ici.


Interviewer : C’est ton ami qui t’as dit de venir ici?


Pêcheur : Oui j’aime ça aller à la pêche.


Interviewer : Ah ok, vas-tu revenir?


Pêcheur : Oui, probablement.


Interviewer : Qu’est-ce que t’aimes dans cette place-là, qu’est-ce qui t’a marqué?


Pêcheur : À date il y a juste beaucoup de structures humaines, ce qui fait pour des bonnes structures sous-marines aussi. C’est sûrement pour ça que le monde viennent pêcher ici.