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Paul JAMIN

L’industriel !

Né en 1874, il était le petit-fils de l’un des plus grands minotiers de France (Jamin-Leroux), propriétaire de l’ancien Moulin de Saint-Georges, au Mans.

Il avait avait été, élu à l’unanimité, le troisième Président de l'Automobile-Club de l'Ouest, du 20 juin 1947 à 1952. Précurseur de l'âge héroïque de l'automobile, il gagne en 1897, à 23 ans, Paris-Dieppe et Paris-Trouville sur son tricycle Bollée "Tue belle-mère", version course, à la vitesse "phénoménale" de 45 km/h.

Paul Jamin, vainqueur de Paris-Trouville 1897 sur voiturette Bollée. Le Sport universel illustré, Public domain, via Wikimedia Commons

Client et ami de Léon Bollée, il dispute le Tour de France 1898 au volant d'un "Torpilleur" sorti des usines mancelles. Aux côtés de Georges Durand, ce fut un pionnier du Circuit de la Sarthe 1906 ; vice-président de la Fédération des Clubs Automobiles de France ; président du Syndicat d'Initiative du Mans ; vice-président de la Défense Automobile et Sportive ; vice-président de la Société des Transports Automobiles de l'Ouest (Verney) ; censeur de la Banque de France et de la Caisse d'Épargne ; administrateur de la Mutuelle du Mans. 

En outre, Paul Jamin fut l'un des fondateurs de l'Aéro-Club de la Sarthe, en 1907, qui lui permit d'assister, en août 1908, au premier vol en Europe de l'Américain Wilbur Wright, sur son Flyer

Caricature de Paul Jamin. Coll. Daniel Levoyer

Toujours souriant, homme discret et modeste malgré une activité incroyablement variée, Paul Jamin avait accueilli le Président de la République Vincent Auriol, à la faveur de la reprise des 24 Heures du Mans en 1949. Le départ avait été donné par Christian Pineau, compagnon de la Libération, député de la Sarthe de 1945 à 1958, ministre des Transports et des Travaux publics. À cette occasion, Paul Jamin avait été décoré de la Croix de Légion d'Honneur remise par le premier des Français.


Deux ans plus tard, il décède le 12 décembre dans son château de la Perronnière.