
Qu’est-ce qu’une maison à pan de bois ?

Très développée dans l’habitat marchand des XVe et XVIe siècles, la construction en pan de bois est abondamment représentée dans la Cité Plantagenêt.
Le rez-de-chaussée des maisons présente généralement de grandes ouvertures car elles étaient anciennement des commerces et étales, alors que les étages accueillent les appartements privés.
Un pilier cornier tel que le pilier rouge permettait de soutenir la structure de charpente et d’ouvrir pour le propriétaire deux façades commerciales. A l’époque, une telle maison valait le prix d’un hôtel particulier.
Les maisons à pan de bois sont reconnaissables de l'extérieur grâce aux planches de bois qui ornent leur façade.
Elles disposent de plusieurs éléments distinctifs :
- Les pièces de bois verticales, les poteaux.
- Les pièces de bois horizontales, délimitant les étages, les sablières.
- Les poteaux de remplissage, que l’on appelle les colombes (qui a donné le terme de « colombage »).

A partir du XVIe siècle, plusieurs édits royaux tendront à limiter la construction en pan de bois. La raison essentielle est la lutte contre les incendies : dans la première moitié du XVIe siècle, plusieurs villes ont été détruites par des incendies dont la propagation a été facilitée par les structures en bois des maisons.
Toutefois, vous avez peut-être remarqué la présence de murs coupe-feu en pierre entre les maisons de la Cité Plantagenêt. Ceux-ci ont été construits pour limiter la propagation du feu en cas d’incendie.
Quoi qu’il en soit, la mode de ce type d’architecture s’estompe significativement à partir du XVIIe siècle.

La ville en couleurs
Les piliers corniers et les pans de bois étaient peints de couleurs vives au Moyen Âge et à la Renaissance. Le « marronnage » qu’on a longtemps associé à la période médiévale est une invention des restaurateurs des XIXe et XXe siècles, sans réalité historique.


