
Que voir ?
En face de vous, en contrebas, se trouve le jardin des Tanneries, aménagé au bord de la Sarthe.
Autrefois, il s’agissait du quartier de la Tannerie, abritant des tanneurs, des teinturiers et des pêcheurs. On comptait par exemple en 1740, 20 tanneurs travaillant annuellement 34 400 peaux.
Le quartier est tortueux, surpeuplé et insalubre. Au milieu du XIXe siècle, Le Mans se métamorphose et le quartier est démoli, pour faire place à un jardin dédié à la promenade.
Quelques ruines de l’enceinte médiévale qui servaient de soutien aux habitations disparues trônent encore au milieu du jardin.

Sur votre gauche se trouve l’église Saint-Benoît.
L’église, érigée au XIIe siècle, est détruite par un incendie en 1367, puis agrandie aux XVe et XVIe siècles.
En 1903, jugée à nouveau trop petite, elle est presque intégralement reconstruite dans un style dit éclectique, c'est-à-dire qu'il associe plusieurs styles, ici le gothique et des éléments Renaissance.
Elle abrite un important retable, des sculptures de l’école mancelle des terres cuites, mais aussi une des reliques de sainte Scholastique.
L’église disparue : Saint-Pierre-le-Réitéré
L’hôtel d’Oigny n’est pas le seul monument disparu ! Au bout de la rue du Petit-Saint-Pierre qui longe le jardin sur sa gauche, se trouvait aussi une église. Elle était appelée église du Petit-Saint-Pierre par opposition à la collégiale royale Saint-Pierre-de-la-Cour. Au XVIIIe siècle, avec moins de 200 habitants, c’est parmi les plus petites des 16 paroisses du Mans.
Cette église paroissiale était l’une des plus anciennes de la ville, puisque sa construction est attestée au Xe siècle. Son histoire s'arrête en 1794, date à laquelle elle est démolie.


