Philippe Écharoux

Philippe Écharoux est un portraitiste singulier. Sa rapide ascension dans le monde de l’art contemporain lui a valu d’être le premier artiste marseillais de sa génération à être exposé au musée du Quai Branly à Paris en 2020.

© Ville du Mans

Autodidacte et engagé, Philippe Écharoux propose une nouvelle façon d’exercer l’art urbain. Ses projections urbaines à travers le monde sont connues sous le terme street-art 2.0. Délaissant les bombes aérosol, il utilise la lumière pour projeter ses graffitis et portraits la nuit sur les architectures et la nature, ne laissant ainsi aucune trace. Il considère que l’art de rue doit remplir une mission sociale et environnementale. Il pratique depuis huit ans seulement le street-art, non seulement en France (Le Mans, Paris, Marseille, Cannes pour le festival…) mais également à Barcelone, La Havane lors de la biennale internationale d’Art contemporain, dans les glaciers millénaires, Los Angeles, New York, Venise, le Brésil, Cuba…


Son travail est reconnu par de nombreuses galeries et fait l’objet de publications dans des livres dédiés à l’art urbain. 

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Philippe Écharoux revendique une technique économe et une production locale.


« Le projecteur est le plus rudimentaire possible. Il ne s’agit pas d’un vidéoprojecteur mais d’un projecteur dit de « gobos » à led. A l’image d’un diaporama modernisé, il s’allume et s’éteint très simplement, sans nécessiter de maintenance particulière. L’image est fixe, et elle peut être changée d’un soir à l’autre. Aucun logiciel n’est à activer. J’ai choisi cette technique pour sa simplicité et son économie d’énergie. »

Il est aussi sensible à la question de l’art éphémère, dans le respect de l’univers artistique dont il vient.


« C’est aussi une logique artistique qui a conduit à cette simplicité. Venant du street-art, je pense ces portraits comme des graffitis de lumière, il s’agit donc d’images fixes, et non en mouvement. Je ne cherche pas à recouvrir une surface, à l’image de ce que peut faire le mapping. »