KASHINK - 2019

Ayant choisi la rue comme lieu d’expression de son art depuis 2006, KASHINK s’est en premier lieu, imposée comme une artiste activiste, s’investissant régulièrement auprès d’associations de lutte contre la précarité et les discriminations. La fine moustache qu’elle s’est dessinée au-dessus des lèvres symbolise parfaitement cette volonté de s’affirmer mais aussi de s’interroger, avec humanisme et bienveillance, sur l’identité de la femme.

De par sa personnalité atypique et la qualité caractéristique de son art qui emprunte autant à l'art du masque qu'à des références identifiées (Frida Kahlo, Botero), l’artiste parisienne KASHINK a doté le cœur de ville d'une fresque étonnante. Les couleurs prennent un malin plaisir à charmer le regard qui se reflète comme en écho avec les yeux mystérieux des visages peints par l'artiste.

« J’ai utilisé dans cette composition des symboles de mon travail autour du questionnement des normes. Il y a un masque portant des boucles d’oreilles, qui d’un côté représentent le féminin, de l’autre côté le masculin. Je trouvais aussi cela intéressant de créer une espèce d’enchevêtrement de gonades pour faire un genre de dentelle que j’avais déjà utilisé sur d’autres peintures. Ce sont de petits symboles reliés les uns aux autres, autour du travail des yeux, des émotions, des expressions du visage, etc. »

Quel est le signe distinctif de Kashink ?