Guillaume Du Bellay

© pierre poirrier

Témoin précieux de la période de foisonnement artistique qu’est la Renaissance, ce tombeau a été érigé en 1557 dans la chapelle axiale de la cathédrale.


Il est attribué à Pierre Bontemps, rendu célèbre pour sa collaboration à l’exécution du tombeau royal de François Ier, visible à la basilique Saint-Denis.


Le corps de Guillaume du Bellay est représenté allongé à la mode antique avec le buste relevé et tourné vers le spectateur. Vêtu d’une armure, son bras repose sur un casque décoré d’une élégante végétation. Le sculpteur rappelle le rang social du défunt avec la longue épée (seigneur de Langeay) et sa carrière de diplomate par la présence de plusieurs livres répartis autour de lui.

© pierre poirrier

L’homme de lettres repose sur un sarcophage décoré de tritons et de naïades, soutenu par deux sphinx en marbre noir. Sur le cartouche sont inscrits les vers attribués à Clément Marot, poète renommé sous François Ier :

« Arrête-toi lisant

Ci-dessous est gisant

Dont le cœur dolent j’ai

Ce renommé Langey

Qui son pareil n’eut pas

Et duquel au trépas

Jetèrent pleurs et larmes

Les lettres et les armes »


Les funérailles sont célébrées dans la cathédrale le 5 mars 1543 par l’évêque du Mans, son frère René du Bellay. Elles ont été l’occasion pour trois hommes de se rencontrer pour la toute première fois : Jacques Peletier du Mans, secrétaire de l’évêque René du Bellay, Pierre de Ronsard qui doit recevoir le lendemain la tonsure de clerc par l’évêque du Mans, et Joachim du Bellay, apparenté au défunt.


Ensemble, il fonde « la docte Brigade » qui devient ensuite la Pléiade, en référence à la mythologie grecque.

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