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De l'église St. Matthew à la bibliothèque Claire-Martin

Des témoignages

David Mendel, historien et auteur, témoigne de l’architecture médiévale anglaise de l’église St. Matthew.


Pierre Bouvier, architecte, parle du réaménagement de la bibliothèque Claire-Martin.


L’influence anglaise

Au 19e siècle, à une époque de forte immigration en provenance des îles britanniques, la majorité des anglophones de Québec entretiennent encore des liens de parenté ou d’affaires avec l’Angleterre. Plusieurs éléments décoratifs de l’église St. Matthew sont donc fabriqués dans des ateliers londoniens. Par exemple, les vitraux sont réalisés dans l’atelier Clutterbuck et le chœur en chêne est sculpté dans l’atelier Percy Bacon.


Le cimetière de St. Matthew

Le cimetière St. Matthew, en fonction de 1772 à 1860, est le premier cimetière non catholique de Québec. Même s’il ne compte que 314 pierres tombales, entre 6 000 et 10 000 personnes qui y auraient été enterrées, la plupart n’ayant pas les moyens de payer le prix d’une pierre tombale. On trouverait, dans ce cimetière, la plus ancienne pierre tombale au Québec, soit celle du soldat écossais Alexander Cameron mort en 1759 à Lévis et dont les restes ont été déplacés plus tard au cimetière St. Matthew.

En 1860, une loi du gouvernement canadien interdit l’inhumation dans le cimetière St. Matthew pour assurer la salubrité du faubourg Saint-Jean. À une époque où les épidémies se succèdent, les habitants du faubourg craignent que leurs puits soient contaminés par le trop grand nombre de dépouilles inhumées dans le cimetière.


Des photos

Première chapelle en pierre vers 1860, avant la reconstruction par l’architecte William T. Thomas.
Fonds photographique du ministère de la Culture; 78.831.12 (35).

L’église St. Matthew avant la construction du clocher-porche.
Archives de la Ville de Québec; collection Pierre Lavoie; P112-01-N032582.

L’imposant clocher-porche de l’église St. Matthew au début du 20e siècle.
Archives de la Ville de Québec; CI-N008258.

L’église St. Matthew est toujours sacralisée, c’est-à-dire que des cérémonies religieuses peuvent encore s’y dérouler.
Photographie Ville de Québec.