Les objets de Lawinonkié

Bien qu’elle soit reconnue comme une artisane de grand talent par ses contemporains et les membres actuels de la Nation huronne-wendat, peu d’objets peuvent lui être associés avec certitude.
Quelques artefacts lui sont associés par déduction, notamment ceux qui furent fabriqués à la demande de lord et lady Elgin auprès de la famille Picard. Il s’agit de mocassins et de plateaux en écorce brodés de motifs. De plus, nous savons que la coiffe de chef de François-Xavier Picard Tahourenche (celle présentée sur le panneau d'interprétation) aurait été confectionnée par Lawinonkié.
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Musée canadien de l'histoire, 2008.118.9
Tout comme plusieurs Huronnes-Wendat, Marguerite Vincent Lawinonkié a adapté ses confections artisanales à la clientèle bourgeoise et à la mode victorienne de l'époque. En fait, ce type de plateau était destiné à recevoir des cartes de visite. À l'époque victorienne, il était courant de laisser un plateau de ce genre à l'entrée des maisons afin que les invités y déposent leur carte de visite. Dans la société bourgeoise du 19e siècle, il était de mise de déposer sa carte de visite lorsqu'on arrive chez quelqu'un. La carte de visite était presque similaire à la carte d'affaire d'aujourd'hui. Cette carte portait le nom, les coordonnées ainsi que l’emblème de son propriétaire. Les bourgeois se l’échangeaient lors de rencontres sociales et même les commerçants en distribuaient à leurs clients.
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Mocassins, c. Unidentified Artist, Wendat (Huron), Lorette, Quebec, dyed hide, moosehair, cotton thread, silk lining, blinding and ribbon, H: 3,5 x W: 3,5 x L: 9,75 in., Fenimore Art Museum, Cooperstown, New York, Gift of Eugene V. and Clare E. Thaw. Thaw Collection. T0038a-b. Photograph by John Bigelow Taylor, NYC.
Les mocassins de fabrication traditionnelle magnifiquement décorés de poil d'orignal étaient très recherchés au 19e siècle, et les Huronnes-Wendat en confectionnaient de très beaux. Selon le Musée McCord, après 1857, plus de 3 000 peaux d'orignal par an sont nécessaires à la fabrication artisanale à la Jeune-Lorette (Wendake). Les membres de la Nation allaient même jusqu'à importer des peaux d'antilope d'Afrique, afin de répondre à la demande des bourgeois.