

Les premiers canaux
Sous le Régime britannique, un vif intérêt est porté aux rapides du fleuve afin de faciliter le passage et le transport des marchandises et des voyageurs. On décide de construire des canaux permettant de contourner les rapides des Cascades, des Cèdres et de Coteau-du-Lac.
Entre 1779 et 1783, cinq canaux sont ainsi construits. Le premier est situé à Coteau-du-Lac (1779-1781), et les quatre autres sont aménagés à Pointe-des-Cascades : le canal de la Faucille (1783), le canal Le Trou (1783), le canal du Rocher-Fendu, qui comprenait une écluse (1783) et le canal du Petit-Rocher, constitué d’un endiguement de roches (1783).
Ces canaux permettent le passage de bateaux à fond plat, munis d’une voile et manœuvrés à l’aide de perches, conçus pour le cabotage et le transbordement en eau peu profonde. Ces embarcations dominèrent la navigation sur le fleuve jusqu’à l’arrivée des bateaux à vapeur.
Au début du XIXe siècle, il est décidé de remplacer ces canaux par un ouvrage plus grand et plus facilement navigable. Construit en 1804, le canal des Cascades, d’une longueur de 650 mètres, est situé au pied du grand coteau des Cascades. Il relie directement la rivière des Outaouais au fleuve Saint-Laurent.
En 1845, la construction du canal de Beauharnois qui passe sur la rive sud du fleuve, au cœur de Salaberry-de-Valleyfield, marque la fin des activités du canal des Cascades. En 1899, le canal de Beauharnois cesse ses activités suite à l’ouverture du canal de Soulanges.

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