

Avaries et accidents de parcours
La construction du canal s’avère plus difficile que prévu en raison des conditions climatiques pas toujours clémentes et de la nature du sol. Durant les sept années de construction, les entrepreneurs et les ouvriers sont confrontés à un nombre important de pierres ainsi qu’à l’instabilité d’un sol composé principalement de glaise ou d’argile reposant sur un lit de sable. Bien que les analyses et les rapports préparatoires fassent mention de la présence d’un tel sol, les conséquences sur la réalisation des travaux ont été sous-estimées et deviennent un véritable défi.
Ce phénomène géologique cause d’importantes avaries et de nombreux accidents qui ralentissent considérablement l’avancement des travaux.
Des éboulis et des glissements de terrain se produisent régulièrement tout le long du parcours, souvent sur de longues distances, comme celui survenu le 25 octobre 1897. À la hauteur du rang Saint-Emmanuel, un éboulement de plus de 400 mètres de longueur emporte avec lui la culée de 3 000 tonnes destinée à supporter l’un des cinq ponts tournants.
Devant cet état de fait, les ingénieurs responsables des travaux décident de procéder à l'aplanissement et à l'enrochement des berges du canal aux endroits les plus problématiques. Des murets en béton sont également construits et répartis tout le long du parcours afin de solidifier les berges du canal.

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