

Des marchandises en transit
Bien que quelques bateaux de passagers empruntent le canal, la majorité du trafic fluvial est composée de bateaux de marchandises. En effet, les voyageurs ont rapidement adopté le transport ferroviaire dès la fin du 19e siècle, privilégiant sa rapidité et son confort.
Les cargaisons qui traversent les écluses du canal témoignent de l’expansion des échanges commerciaux et de l’histoire économique et politique de la première moitié du 20e siècle. À l’ouverture du canal, le blé est l'une des marchandises les plus fréquemment transportées.
Entre 1900 et 1930, le développement de la céréaliculture dans les Prairies canadiennes, une denrée très populaire sur le marché européen, domine les échanges maritimes, représentant près de 50% du transport fluvial.

Le début du 20e siècle marque également l’essor des mines de charbon, principalement en Nouvelle-Écosse, une ressource essentielle au développement industriel en pleine expansion. De nombreux « canaliers » sont alors chargés à capacité maximale de cette précieuse marchandise.
En 1901, par exemple, c’est près de 221 557 tonnes de charbon qui transitent annuellement par le canal de Soulanges.
Avec le blé et le charbon, le bois en provenance du nord de l’Ontario et du Québec, utilisé pour le chauffage et la construction à travers l’Amérique du Nord, représente également une part importante des cargaisons, tout comme la pulpe de bois, utilisée dans la fabrication du papier journal, qui occupe une place importante sur les marchés mondiaux au milieu du 20e siècle.
À bord des « canaliers », on trouve également des produits manufacturiers, des produits alimentaires, du ciment et du mazout. C’est l’apogée du transport maritime, avec des échanges commerciaux internationaux en plein essor.

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