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La course aux canaux

La construction du canal de Soulanges s’inscrit dans un contexte politique et économique bien précis.


Au début du 19e siècle, malgré la présence de plusieurs canaux, la navigation entre Montréal et les Grands Lacs comporte encore plusieurs difficultés. Les diverses structures et canaux érigés sur le parcours ne sont pas uniformes et comportent des caractéristiques physiques qui ne sont pas toujours compatibles avec les dimensions toujours plus grandes des bateaux.

Cette situation crée un important ralentissement du trafic et un goulot d’étranglement qui a pour conséquence de détourner une grande partie du trafic maritime vers le port de New York relié depuis 1825 aux Grands Lacs par le canal Érié.

En 1870, une commission royale d’enquête est mise en place par le gouvernement canadien afin de trouver une solution à ce problème qui engendre d’importantes pertes économiques pour le pays. Il est primordial de moderniser le réseau des canaux afin d’assurer la prospérité économique du pays, favoriser les échanges interprovinciaux et internationaux.


Les canaux de Lachine (1825), Cornwall (1843) et Welland (1834) sont agrandis et modernisés. On décide alors de remplacer le canal de Beauharnois (1845), devenu désuet, par un canal plus efficace et plus moderne.

Ce nouveau canal sera construit sur la rive nord du fleuve et traversera le vaste territoire de Soulanges.

Vue aérienne du canal traversant des terres agricoles, vers 1945
Source : © Collection Société de recherches historiques de Pointe-des-Cascades
Ce projet a été réalisé dans le cadre de l'entente de développement culturel (2024) entre le ministère de la Culture et des Communications du Québec (MCC) et la MRC de Vaudreuil-Soulanges (MRCVS). Il est aussi rendu possible grâce au soutien de la MRCVS et du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) dans le cadre du volet « Signature innovation » du Fonds régions et ruralité.