

Le territoire de Soulanges
Si l’endroit est connu depuis des millénaires par les Premières Nations, l’histoire de l’occupation européenne du territoire de Soulanges débute en octobre 1702 lorsque le gouverneur de Montréal, Louis-Hector de Callière (1648-1703), concède une seigneurie à Pierre-Jacques de Joybert de Soulanges (1677-1703). Celui-ci n’en bénéficie pas longtemps puisqu’il décède un an plus tard à l’âge de 25 ans. Son épouse, Marie-Anne Bécard de Granville (1677-1767), lui succède et prendra en charge la destinée de la nouvelle seigneurie de Soulanges.
Cependant, comme pour la seigneurie de Vaudreuil et malgré les demandes répétées, il faudra attendre plusieurs années avant que la seigneurie de Soulanges soit créée par le jeune roi Louis XV (1710-1774) et le Conseil de régence et qu’elle soit officiellement enregistrée par le Conseil souverain de Nouvelle-France le 7 décembre 1716.

Au cours des ans, plusieurs familles s’y installent et, à la fin du Régime français, on compte près de 300 foyers vivant principalement de l’agriculture.
Vers 1765, on compte trois noyaux villageois importants à Pointe-des-Cascades, Les Cèdres et Coteau-du-Lac.
À la fin du 19e siècle, au moment où la décision a été prise de construire un nouveau canal, plusieurs villages se sont constitués à l’intérieur du territoire suite à l’avènement du chemin de fer en 1855, du développement du réseau routier et de l’augmentation de la population.
Malgré cela, l’agriculture demeure la principale activité et la construction du canal de Soulanges aura peu d’incidence sur les conditions de vie en milieu rural et l’économie. Seules les quatre municipalités riveraines du canal (Pointe-des-Cascades, Les Cèdres, Coteau-du-Lac et Coteau-Landing, aujourd’hui Les Coteaux) verront leur paysage et leur vie quotidienne complètement bouleversés.
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