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Le Ndakina

Photo: Tourisme Cantons-de-l'Est

Reconnaissance territoriale

Dans un esprit d’amitié et de solidarité, Van Grimde Corps Secrets rend hommage aux Premiers Peuples de ces lieux. Nous tenons à souligner que les terres sur lesquelles nous sommes rassemblés font partie du territoire traditionnel non cédé de la Confédération des Abénakis et des Wabanakis, le Ndakina, qui inclut des parties du sud-est du Québec, de l’ouest du Maine, et du nord de la Nouvelle-Angleterre.

Le nom de Wabanakis désigne les peuples autochtones de l’Est; Wabun ou Waban veut dire « l’Est » ou « le soleil levant » et Aki veut dire « la terre ». Selon les données archéologiques, ce peuple habite cet immense territoire depuis la préhistoire, plus précisément depuis la fin de l’Archaïque et le début du Sylvicole. Les Abénakis sont rapidement en contact avec les Européens et participent activement aux réseaux d’échange de la traite des fourrures. Cependant, l’arrivée des colons français et anglais sur leur territoire provoque des changements majeurs dans leur mode de vie, notamment pour ce qui est des déplacements et des établissements ainsi que pour l’utilisation de leur territoire.

Photo: W8banaki

Pendant une grande partie du 17e siècle, les Abénakis sont chasseurs, pêcheurs et cueilleurs. Leur gibier préféré est plus souvent l’orignal que le cerf. Les Abénakis voyagent surtout en canots d’écorce de bouleau sur les lacs et les ruisseaux, et ils vivent dans des villages près de chutes sur les grandes rivières pendant les saisons où les poissons migrateurs peuvent être pêchés. Pendant les autres saisons, ils se dispersent en groupes familiaux sur la côte ou dans de petits campements près des affluents à l’intérieur du continent. Ces campements deviennent les camps de base des territoires de trappage à l’apogée de l’époque de la traite des fourrures. Lorsque la traite diminue, de nombreuses personnes se tournent vers l’industrie du bois et vers la vannerie.

Avec les Wolastoqiyik (Malécites), les Passamaquoddys, les Micmacs et les Penobscots, les Abénakis forment la Confédération Wabanaki pendant les années 1680. Il s’agit d’une union politique et culturelle qui joue un rôle important dans les guerres contre les Haudenosaunee et dans la Révolution américaine. En 1993, la confédération est ravivée, et elle inclut maintenant la Nation des Métis. Depuis, elle revendique ses droits ancestraux dans les questions relatives à l’écologie, à la santé et à l’accès aux terres et aux ressources naturelles.

Actuellement, on compte plus de 10 000 Abénakis établis principalement aux États-Unis et au Canada. Parmi ceux-ci, plusieurs se démarquent par leur implication dans la défense des droits autochtones, dans le monde culturel, artistique ou littéraire: Alanis Obomsawin (cinéaste-documentariste, Office national du film du Canada), Jean-Paul Nolet (lecteur de nouvelles, Radio-Canada), Christine Sioui-Wawanoloath (artiste et auteure), Evelyn O’Bomsawin (pionnière de la défense des femmes autochtones au Québec), Sylvia Watso (cofondatrice de l’Association des Femmes Autochtones du Québec), pour ne nommer que ceux-là.


(Sources: Musée des Abénakis, Encyclopédie canadienne)