
De loisir à passion 1950-1960
La fin de la Seconde Guerre mondiale marque le début d’une ère de prospérité en Amérique du Nord. Ce nouvel accès aux objets de consommation, à la communication et au temps libre permet la mise en place et la structuration des loisirs par l’évolution des infrastructures et des organisations. La grande popularité du club professionnel les Canadiens de Montréal et le statut de héros national porté à ses joueurs canadiens-français, dont Maurice Richard, ne sont aussi pas étrangers à cette nouvelle ivresse que procure le hockey chez la population québécoise partir des années 1950.
Plus près de nous, la construction de l’aréna est le point tournant vers le déploiement et la démocratisation du hockey. Ainsi, son développement passe aux mains d’organisations soutenues par des bénévoles passionnés.
L’enthousiasme contagieux des amateurs, qu’ils soient joueurs ou spectateurs, oblige les commerces et les médias locaux à embarquer dans cette vague. Déjà, dans les journaux locaux de 1955, on parle du hockey comme étant « notre sport national »! Une nouvelle synergie, avec au centre le hockey, qui aura des échos pendant les décennies à venir! Désormais, le hockey ferait partie de la vie des Magnymontoises et des Magnymontois!
Malgré l’impact qu’exerce l’aréna sur le développement du hockey, cette infrastructure demeure essentiellement, dans les années 1950, réservée au hockey adulte. Des ligues locales ou régionales, qui amènent parfois des équipes provenant d’aussi loin que Kamouraska, continuent aussi à évoluer sur la glace du collège Sacré-Cœur. Chez les jeunes, la majorité du cheminement dans le hockey organisé s’effectue sur la patinoire extérieure locale et quelquefois sur celles des villages avoisinants.

En 1953, la ligue junior locale, la Ligue paroissiale de hockey, organisée par l’organisation des Jeunesses ouvrières catholiques, aligne quatre équipes toutes constituées de joueurs âgés de moins de 21 ans : l‘École des arts et métiers, la Manufacture de cercueils de Montmagny, le collège Sacré-Cœur et le Magasin Lévesque.


