
Amédée BOLLÉE Père
Le cerveau !
Fils aîné d'Ernest Sylvain, naît le 11 janvier 1844 à Sainte-Croix.

Le père, victime d'un grave accident, confie les clés de la Fonderie au fils, âgé seulement de 15 ans. Amédée est chargé de la refonte du grand bourdon de la cathédrale Saint-Julien (6 423 kg d'alliage à base de bronze) et des cinq cloches de son carillon. Pari risqué, pari réussi !

En juillet 1870, la déclaration de la guerre à la Prusse met en sommeil l'activité des Bollée, accueillis chez Solassier, fondeur Nantais. De retour au Mans, Amédée, dont l'imagination débridée n'est plus à prouver, cherche alors la solution pour mettre en mouvement, non plus sur trois, mais quatre roues, le moyen de locomotion le plus rapide possible. De cette réflexion poussée naît, en 1873, l'Obéissante, véhicule à vapeur remarquable par sa maniabilité et son silence de fonctionnement.
Le 9 octobre 1875, il rejoint Paris en dix-huit heures au prix de soixante-quinze procès-verbaux. Considérée comme la première voiture construite en série (une cinquantaine d'exemplaires), il conçoit et commercialise en 1878, la Mancelle, puis l'année suivante, la colossale Marie-Anne, tracteur de six roues de vingt tonnes rejoignant l'Ariège, le 29 octobre, après 74 heures d'un trajet de 760 km. La Nouvelle, une des toutes premières conduites intérieures, fait son apparition en 1880, puis la Rapide, en 1881, atteignant la vitesse de 62 km/h.

Président d'honneur de l'ACO à sa création en 1906, Amédée Bollée décède le 20 janvier 1917 à Paris.