Le développement du milieu naturel de Place Royale

Il y a environ 18 000 ans, lors de la période dite du « Wisconsin », la région est couverte d’un glacier d’une épaisseur de plusieurs kilomètres. Ce n’est que vers 10 500 avant notre ère que cette masse se retire des terres du Saint-Laurent, ce détroit étant alors envahi par l’eau. Une partie de cette étendue forme ce qu’on appelle plus tard la mer de Champlain.

À quelle profondeur sous l’eau se trouvait le site de Place-Royale lors de la formation de la mer de Champlain ?

Le relèvement graduel du socle rocheux, autrefois comprimé par la glace, entraîne une réduction naturelle de la superficie de cette étendue d’eau.


Vers 7800 avant notre ère se forme alors l’ancêtre du fleuve actuel, qui se stabilise vers 1000 avant notre ère avec une forme semblable à celle qu’on lui connaît aujourd’hui. La colline de Québec se révèle graduellement, conquise par la flore et la faune. En concordance avec le réchauffement du climat, la flore de la région passe d’un paysage de toundra à une forêt nordique, puis à une forêt de feuillus. La faune connaît cette même diversification avec l’arrivée de poissons, puis de mammifères marins, de mammifères terrestres, etc.


Ces transformations progressives rendent possible l’établissement des premiers groupes humains dans le sud du Québec. À mesure que le sol se stabilise, que l’eau potable devient accessible et que les ressources naturelles abondent, le territoire de la future Place-Royale devient un milieu écologique riche.