Période précoloniale

Pendant des dizaines de milliers d’années, la région est couverte d’un glacier d’une épaisseur de plusieurs kilomètres : la vie y est alors quasi inexistante. C’est grâce à des transformations géographiques, climatiques et hydrologiques qu’est facilité l’établissement des premiers groupes humains, autour de 10 000 ans avant notre ère.

Bien avant qu’il ne devienne « Place-Royale », cet emplacement, appelé Pointe-de-Québec, était fréquenté par des groupes autochtones. En raison de sa position géographique, cette dernière était en effet un lieu favorable à la chasse et à la pêche. Les fouilles archéologiques ont révélé que les Algonquins, les Iroquoiens du Saint-Laurent et les Wendats y séjournaient régulièrement.

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Pointe lancéolée à pédoncule divergent. Elle date de 4200 à 3000 ans avant aujourd’hui. Face A. Site patrimonial de l’Habitation-Samuel-De Champlain, CeEt-9-9B5-1112. Laboratoire et Réserve d’archéologie du Québec. © Ministère de la Culture et des Communications. Photo : Émilie Deschênes 2020, Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal.
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Incisive de castor ouvragée. Côté B. Site patrimonial de l’Habitation-De Champlain, CeEt-9-1135. Laboratoire et Réserve d’archéologie du Québec. © Ministère de la Culture et des Communications. Photo : Émilie Deschênes 2020, Pointe-à-Callière, cité d’archéologie et d’histoire de Montréal.

Les Iroquoiens du Saint-Laurent, groupe autochtone important dans la région, s’installent durablement au village fortifié de Stadaconé, à quelques kilomètres de la Pointe-de-Québec, dans l’actuel Limoilou. C’est peut-être ce qui explique l’absence de traces d’habitation permanente à la Pointe-de-Québec.

L’occupation du territoire par les Autochtones est divisée en trois périodes : le Paléoindien (12 000 à 5000 av. J.-C.), l’Archaïque (5000 à 1000 av. J.-C.) et le Sylvicole (1000 av. J.-C. à 1500 après J.-C.). Bien que les premières traces de l’occupation autochtone au Québec remontent au Paléoindien, elles apparaissent plus tardivement à la Pointe-de-Québec. Vers 3000 av. J.-C., l’emplacement est utilisé pour la taille de pierre. Quelques siècles plus tard, il devient un point de halte pour la chasse et la pêche de groupes semi-sédentaires. À partir de l’an 1000, la Pointe-de-Québec est plus rarement fréquentée.